La filière vélo ou la logique de la réindustrialisation : un enjeu économique et écologique majeur
Introduction
La filière vélo connaît depuis quelques années un regain d’intérêt économique et écologique. Face aux enjeux climatiques, l’essor des mobilités douces se présente comme une alternative pertinente à l’usage exclusif de la voiture individuelle. Dans cette optique, le développement de la filière vélo apparaît comme un enjeu majeur de la réindustrialisation, permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en créant de nouveaux emplois.
La filière vélo : une filière en plein essor
Le secteur du vélo est en pleine croissance depuis quelques années. Selon les chiffres de l’Observatoire du Cycle, la filière a connu une hausse de 11,2 % de son chiffre d’affaires en 2019, pour atteindre un total de 2,7 milliards d’euros. Cette croissance s’explique notamment par l’essor des vélos à assistance électrique (VAE), qui représentaient 42 % des ventes en 2019.
La filière vélo a également bénéficié de mesures gouvernementales pour développer les mobilités douces, comme le Plan Vélo, qui prévoit une enveloppe de 350 millions d’euros pour favoriser la pratique du vélo. Dans ce contexte, les entreprises de la filière vélo, qu’il s’agisse de fabricants de composants, de vélos ou d’accessoires, ont vu leur activité se développer, créant ainsi de nombreux emplois.
La filière vélo : un atout pour la réindustrialisation
Le développement de la filière vélo pourrait être un atout majeur pour la réindustrialisation en France. En effet, la fabrication de vélos et de composants nécessite une main-d’œuvre qualifiée, générant ainsi des emplois non délocalisables. De plus, les filières amont et aval (matières premières, logistique, distribution, etc.) liées à la production de vélos sont également créatrices d’emplois.
Par ailleurs, la fabrication de vélos permet de réduire la dépendance de la France vis-à-vis des pays importateurs de composants et de vélos, tout en renforçant l’indépendance technologique du pays. En développant la filière vélo, la France peut ainsi renouer avec une production manufacturière de qualité, susceptible de rivaliser avec les filières asiatiques.
Conclusion
Le développement de la filière vélo apparaît ainsi comme un enjeu majeur de la réindustrialisation. La croissance de la filière vélo depuis quelques années témoigne de son potentiel économique, tout en contribuant à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. En choisissant de développer la filière vélo, la France peut ainsi concilier la création d’emplois, la réduction de la dépendance du pays aux importations et la préservation de l’environnement.
